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Barbara Hannah
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D’origine écossaise, la famille de Barbara Hannah était installée depuis deux générations en Angleterre quand elle-même est née à Brighton. Elle a passé son enfance à Chichester. Son père était pasteur de l’Église anglicane, ce qui rapprochait son expérience de celle de Jung, lui aussi enfant de pasteur.
Elle demeurait à Paris pour travailler la peinture et le dessin quand on lui offrit un livre de Jung qui la toucha tant que, passionnée, elle se mit à lire l’ensemble de ses ouvrages disponibles en anglais. À cette lecture, elle sentait que sa vie était en train de changer radicalement. Des rêves l’incitèrent à écrire à Jung et à se rendre à Zurich pour le voir : c’était en 1929. Elle ne quitta plus Zurich et se voua dès lors entièrement à la psychologie junguienne.
Dans la préface de la biographie qu’elle a consacrée à Jung, Jung, sa vie et son œuvre, elle révèle : «Jung disait souvent que notre point de rencontre à lui et à moi, c’était mon très profond intérêt pour la totalité de la psyché, pour le processus d’individuation, comme il disait (p. 8).» Et, ajoute-t-elle plus loin (p. 235), «ce fut une grande chance pour moi que d’ouvrir mon séjour zurichois sur la découverte de ce symbole fondamental qu’est le mandala — lequel correspondait exactement à une passion que la peinture avait déjà éveillée en moi : l’amour de la totalité».
Très vite, Barbara Hannah fut acceptée aux cours et aux séminaires que Jung donnait et se lia d’amitié avec certains de ses proches. Peu à peu des liens se tissèrent aussi avec Jung et sa famille.
Elle devint analyste et fut infiniment appréciée dans ce travail d’aide et de soutien, d’élargissement de la conscience. À quatre-vingt-quatorze ans, elle continuait de recevoir, toujours très sollicitée et aimée pour ses côtés directs, naturels, pour son humour, ainsi que pour son immense rigueur et sa grande compassion. Il est rapporté qu’elle disait que les trois règles, en analyse, étaient : «Patience, patience, patience», tant sa confiance en l’inconscient et en la sagesse qui émane de lui était totale.
La langue maternelle de Barbara Hannah était l’anglais, et elle savait aussi l’allemand, naturellement, et le français. Mettant ses connaissances au service de Jung, elle participa à la traduction en anglais de certains de ses ouvrages ou articles et, lorsque Jung écrivait directement en anglais, elle en corrigeait la langue. Elle connaissait parfaitement l’œuvre de Jung pour l’avoir lue et relue maintes fois.
Les conférences, puis les cours et les séminaires qu’elle donnait avaient pour but d’expliciter certains points de la psychologie junguienne, comme l’animus et l’anima, le processus d’individuation, la totalité faite de l’acceptation des contraires, l’imagination active. Aimant beaucoup les animaux, elle consacrait également des séminaires au chat, au chien, au cheval.
Deux de ses livres ont été traduits en français : C.G. Jung, sa vie et son œuvre et Rencontres avec l’âme. L’imagination active selon C.G. Jung.


Sources :
Andrea Dykes, «Barbara Hannah : a Personnal Tribute and Recollection», in Harvest, Journal for Jungian Studies, n° 33, Londres, 1987.
L. Frantz and Ann Wintrode, «In Tune with the Unconscious», in Barbara Hannah, The Cat, Dog and Horse Lectures, and «The Beyond», Chiron Publications, 1992.

 

Bibliographie des œuvres de Barbara Hannah traduites en français

 

Aux éditions de La Fontaine de Pierre :
C. G. Jung, sa vie et son œuvre

 

Aux éditions du Dauphin (Collection La Fontaine de Pierre) :
Rencontres avec l'âme. L'imagination active selon C.G. Jung