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La Princesse Chatte. La rédemption du féminin dans les contes de fées Version française de Francine Saint René Taillandier-Perrot Editions La Fontaine de Pierre, 2001 ISBN : 9782902707607 224 pages 22 € __________ Etre maudite par la Vierge Marie dans le sein de sa mère et condamnée à se transformer en chatte à l'âge de seize ans, voilà, en vérité, un sort bien étrange. Tout au long de l'interprétation de ce conte, Marie-Louise von Franz nous introduit dans les subtilités claires et obscures de la féminité. Elle nous montre que le sens ultime de ce récit est la réhabilitation du féminin dans sa totalité, en ce qui concerne aussi bien la nature de la femme que la partie féminine de l'homme, son anima ; elle y traite également du problème du couple, tellement crucial à notre époque. Les dix volumes que Marie-Louise von Franz a consacrés à l'étude psychologique des contes de fées et des mythes de tous pays forment un ensemble qui n'a pas son équivalent, tant par la profondeur des vues qui y sont développées que par son importance. Rappelons que l'oeuvre de Marie-Louis von Franz, la proche collaboratrice de C. G. Jung, s'étend à de nombreux domaines de la psychologie des profondeurs auxquels elle apporte, avec sa longue expérience de thérapeute, l'originalité et la pénétration d'esprit qui sont les siens. __________ Dédicace de la traductrice C'est une histoire bien étrange que celle que Marie-Louise von Franz étudie ici. Recueilli en Roumanie, ce conte tzigane nous raconte comment la Vierge Marie en colère maudit une enfant dans le sein de sa mère : à l'âge de seize ans, celle-ci se transformera en chatte et deviendra impératrice d'un royaume de chats. Il faudra qu'un prince accepte, sur sa demande, de lui couper la tête et la queue pour qu'elle retrouve enfin sa forme humaine. Cette étude couronne la série de dix études que l'auteur a consacrées à l'interprétation psychologique des contes, «ces rêves collectifs», à la lumière de la psychologie de C.G. Jung. Elle y explore les aspects positifs et négatifs de la féminité, aussi bien chez la femme que dans l'anima de l'homme, et aborde des domaines qui sont parmi les plus graves de notre temps, tels que la psychologie collective, les totalitarismes, la drogue, l'alcoolisme, les questions religieuses et leurs déviations et les relations de couple. L'interprétation du conte «La Princesse et le Serpent» (traduit de l'allemand par Brigitte Egger) a été ajoutée par l'auteur à la fin de l'édition allemande du livre que nous avons publié en français en 1978 sous le titre : La Femme dans les contes de fées. Nous l'avons ajoutée ici afin de rendre accessible au public francophone l'ensemble de l'oeuvre de l'auteur sur les contes de fées. Son sujet étant aussi la réhabilitation du féminin, ce texte trouve tout naturellement sa place dans le présent ouvrage. Marie-Louise von Franz (1915-1998) a été la collaboratrice et la continuatrice de C.G. Jung. Elle a laissé une oeuvre très importante qui couvre les différents aspects de la psychologie des profondeurs, tels que l'alchimie, la symbolique des nombres, les rapports entre la matière et la psyché, les visions, les rêves et bien d'autres encore. Sa longue expérience de thérapeute, l'ampleur et la profondeur de ses connaissances de l'âme humaine font de ses écrits des compagnons et des guides sur le chemin de notre vie.
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